LES
SIX PAS VERS LA GUERISON INTERIEURE
Le
thème de cet article est la guérison intérieure,
plus précisément des pas qui nous mènent vers
cette guérison. Ne confondons pas la guérison
intérieure avec les crises de croissance que
nous rencontrons tous dans notre vie chrétienne.
La guérison est un processus par lequel celui
qui est blessé, malade, retrouve la bonne santé
psychologique.
La guérison intérieure dans la Bible touche
au domaine affectif, intellectuel, et surtout
au domaine de conscient de l’inconscient.
Le
Salut
La
première grande guérison, c’est bien sûr le
pardon de nos péchés et la paix que nous recevons
dans notre âme à ce moment là. Notre âme est
ce qui nous permet d’exprimer la vie affective,
intellectuelle et notre vie de relation avec
les autres.
Les
blessures de la Vie
Or
nous avons tous besoin d’être guéris d’une manière
ou d’une autre, car la vie apporte à chacun
des blessures plus ou moins profondes que Jésus
veut et peut guérir. Et si le Saint-Esprit nous
révèle une blessure même insignifiante à nos
yeux, laissons Jésus nous guérir. Nous serons
étonnés de constater ensuite une plus grande
liberté dans la vie de l’Esprit, et dans nos
relations avec les autres. Rien n’est trop petit
pour le Seigneur, même les cheveux de notre
tête nous sont tous comptés.
La
guérison intérieure est, pour prendre une image
de l’ancien Testament, une de ces villes fortes
que Dieu nous demande de conquérir. Lorsque
les Israélites sont entrés en Canaan, les combats
ne faisaient que commencer. Il y avait des promesses,
un pays de lait et de miel, des vallées et des
sources, mais aussi des villes fortes à prendre,
à l’image de Jérico c’est-à-dire, autant de
problèmes à régler ou de blessures à guérir.
La
conversion ne fait pas tout ! Soyons clairs,
ce n’est pas parce que quelqu’un est converti
qu’il a résolu tous ses problèmes, ou qu’il
est guéri de tout son passé ! Le plan de Dieu
pour les Israélites était de les amener à conquérir
tout le pays jusqu’à Jérusalem, la ville de
la paix, qui a été la dernière ville prise,
des siècles plus tard. A la femme pécheresse,
en Jean 8 V. 11 Jésus dit : « Va et ne pèche
plus », littéralement « entre dans la paix ».
Il y a une progression dans la paix, un chemin
de paix. L’aveugle de Bethsaïda (Marc 8 v. 25)
fut guéri progressivement, par deux attouchements
de Jésus. Nous avons la même image en Ezéchiel
47 qui nous montre la progression du chrétien
dans la plénitude de la vie spirituelle (qui
inclut aussi la guérison). L’eau monte aux chevilles,
puis aux genoux, aux reins et ensuite il faut
nager. Cette progression demande du temps !
Un nouveau converti est comme Lazare ressuscité,
il est à nouveau en vie, mais il faut que quelqu’un
lui enlève une à une chaque bandelette qui l’immobilise.
« …Vous, déliez-le… » (Jean 11 v. 44). C’est
cela la sanctification pratique, la guérison
intérieure. Ne confondons pas l’entrée dans
la vie chrétienne et notre arrivée au Ciel !
Dieu
va nous aider à conquérir ces villes fortes,
« nos Jéricho », ces obstacles qui ne doivent
pas être contournés, mais affrontés et vaincus.
Ne disons pas : « Oh je suis un peu déprimé,
je suis agressif, ou timide, j’ai tel ou tel
problème, je le réglerai plus tard, pour le
moment je grandis. Non, nous ne pouvons pas
laisser derrière nous dans notre vie des « îlots
de résistance » non résolus, non conquis, car
ils grandiront avec le temps en risquant de
nous mener dans une impasse dans notre vie spirituelle.
Nos
échecs ou nos difficultés à progresser, proviennent
souvent de problèmes non réglés, à l’exemple
de tant d’hommes de la Bible. Apprenons de l’exemple
pratique suivant où se trouve la cause des problèmes.
Un chrétien conscient de ses faiblesses avait
l’habitude de prier ainsi en public : « Seigneur,
enlève de ma vie les toiles d’araignée : ».
Il répéta cette formule si souvent, qu’un jour
une chrétien, lassé, pria ainsi juste après
lui. « Seigneur, je t’en supplie, tue cette
araignée qui cause tant de dégâts ! » Ce genre
de prière est efficace, car il est préférable
de s’attaquer à la cause de nos problèmes plutôt
qu’à leurs conséquences.
Voici
quelques exemples bibliques : la jalousie de
Caïn l’a poussé au meurtre, la négligence d’Esaü
lui a fait perdre sa bénédiction, l’orgueil
de Saül lui a fait perdre la royauté, l’immoralité
de David lui a fait perdre son enfant et le
privilège de construire le temple. Il a ensuite
assisté au déchirement de sa famille, l’amour
de Judas pour l’argent et son refus de pardon
du Christ l’ont amené au suicide.
Notons
aussi qu’une fois Jéricho détruite, elle ne
devait pas être rebâtie. Ne revenons plus sur
les problèmes réglés ou sur les péchés pardonnés.
Allons plus loin dans la conquête, progressons.
« Vous passerez ce Jourdain pour aller conquérir
le pays que l’Eternel votre Dieu vous donne
en possession. »(Josué 1 v.11)
Jésus
veut nous guérir et l’ennemi veut nous détruire.
Alors que Jésus veut guérir les cœurs blessés
(Luc 4 v. 18), l’ennemi veut nous détruire ou
nous maintenir prisonniers de nos problèmes.
Jésus lui-même dit qu’il a été envoyé par son
Père pour « guérir ceux qui ont le cœur brisé,
pour publier aux captifs la libération et aux
aveugles le recouvrement de la vue et pour libérer
les opprimés. ». C’est « pour la liberté qu’Il
nous affranchit » et non pas pour que nous traînions
nos problèmes comme autant de boulets. Lorsqu’un
pompier repêche un noyé, celui-ci est considéré
comme sauvé dès cet instant (c’est la conversion),
mais il ne sera vraiment et parfaitement sauvé
qu’une fois ramené sur la rive, séché, réconforté,
assisté moralement et spirituellement ; car
il a peut être cherché à en finir avec la vie,
et le salut ne consistera pas seulement à le
sortir de l’eau, mais à lui redonner le goût
de vivre, à l’aider dans ses difficultés familiales,
etc. Par contre n’oublions pas que notre ennemi
se réjouit lorsque les chrétiens restent, leur
vie durant, avec des blessures ouvertes qui
les affaiblissent ; Il déteste nous voir heureux,
libérés, épanouis, ou guéris, donc efficaces
pour en aider d’autres pour les amener à la
liberté . Il est le « meurtrier », il « poursuit
notre âme », il est le « voleur et le brigand
», il vient pour « dérober, égorger et détruire
», il nous fait douter de la Parole de Dieu
: « Dieu a-t-il réellement dit qu’il peut guérir
les blessures de mon cœur et de mon subconscient
? » Sa ruse est de se faire oublier en nous
faisant croire que c’est nos propres pensées
ou en grossissant nos problèmes au point que
nous désespérions d’en sortir. Si nous savons
le reconnaître dans les tentations venant de
l’extérieure, souvent nous oublions qu’il peut
trouver un accès au travers des problèmes non
résolus de notre vie. « Car c’est du dedans,
du cœur des hommes que sortent les mauvaises
pensées, les adultères, les impudicités, les
meurtres, etc. » (Mat. 15 v. 19) Vous serez
comme un homme qui fuit devant un lion et qui
rencontre un ours qui gagne sa demeure, appuie
sa main sur la muraille et que mord un serpent
(Amos 5 v. 19). Si le serpent nous mord, c’est
qu’il peut pénétrer par une faille, et la muraille
ici est une image de notre personnalité. Alors
l’ennemi va tout faire pour empêcher que se
reconstruisent les brèche de notre personnalité,
car s’il n’y a plus de brèches, si les blessures
sont cicatrisées, nous pourrons dire par le
foi, comme Jésus : « L’ennemi vient, mais il
n’a rien en moi ». Le livre de Néhémie montre
« les murailles de Jérusalem en ruines, les
portes consumées par le feu, les enfants d’Israël.
Sanballat, (avec ses alliés) qui est une image
de l’ennemi, va ruser pour contrecarrer la reconstruction
qui se fera malgré tout. Notre attitude face
à l’adversaire doit être celle de Néhémie :
« Vous n’avez ni part, ni droit, ni souvenir
dans Jérusalem. »
SIX
FAÇONS DE TRAITER NOS PROBLÈMES SANS POUR AUTANT
LES RÉGLER
1.
La projection
Pour
me disculper, pour ne pas porter moi-même le
tort de mes blessures, je cherche à faire reposer
la responsabilité du problème sur quelqu’un
d’autre (la société, les circonstances, Dieu
qui m’a fait comme je suis, mes parents). Adam
répond : « la femme que tu as mise près de moi,
m’a donné de l’arbre et j’en ai mangé » et la
femme dit : « Le serpent m’a séduite et j’en
ai mangé ». Ainsi on projette toujours la faute
sur l’autre. Lorsque deux automobilistes s’accrochent,
c’est toujours la faute de l’autre ! Que de
coupables, que de responsables, je peux trouver
pour ne pas reconnaître ma responsabilité dans
ma vie.
2.
La compensation
Pour
rétablir la balance de mes fautes, de mes erreurs,
devant Dieu et devant les hommes, pour les compenser,
je vais faire du bien. Autrement dit, je paie
pour mes péchés et pour mes fautes. David après
avoir péché, bien qu’il ait reçu le pardon de
Dieu, pense qu’il lui faut faire quelque chose
de plus. Il décide de lui construire un temple,
alors que Dieu ne lui a pas demandé cela. Inutile
de passer par exemple, plus de temps avec Dieu,
donner davantage d’offrande, lire davantage
la Bible si c’est dans le but inconscient de
compenser une faute, une erreur. Dieu nous pardonne
gratuitement, nous n’avons rien à y ajouter.
Les choses les plus difficiles à accepter, ce
sont l’amour et le pardon gratuit du Seigneur.
Et notre tendance à nous, c’est de vouloir compenser,
pour nous racheter d’une faute.
3.
Le défoulement partiel
C’est
le principe de la marmite à vapeur, de la Cocotte-minute,
on lâche pression, on évacue le trop-plein pour
être soulagé. Autrement dit, on confesse partiellement
un péché, une faute, une erreur, on résout à
moitié un problème. C’est l’histoire du contribuable
qui a fraudé le fisc dans sa déclaration d’impôt.
Puis sa conscience le travaille, il est troublé,
alors il envoie un chèque à son percepteur en
ajoutant dans la lettre : « Si ne je dors pas
mieux, je vous enverrai le reste ! » Le défoulement
partiel soulage un moment notre conscience,
mais le problème n’est pas réglé et refera surface
tôt ou tard.
4.
L’euphémisme
Déjà
quatre ! Vous voyez que l’on ne manque pas de
ressources pour ne pas régler ses problèmes
! L’euphémisme c’est l’adoucissement d’une expression
par l’emploi d’un mot favorable. Un vol sera
appelé un « emprunt », un mensonge une « exagération
», L’adultère devient une « liaison ». Mes fautes
sont dues à ma nature, à mon caractère, mes
erreurs, c’est les circonstances qui sont responsables.
Or Dieu nous pardonne si nous appelons les choses
par leur nom : « Je t’ai fait connaître mon
péché ; j’ai dit : j’avouerai mes transgressions
à l’Eternel ». Ne cherchons pas à fuir en essayant
de trouver d’autres mots pour ne pas assumer
la responsabilité de notre vie passée.
5.
La rationalisation
Dans
ce procédé, je trouve après coup des raisons
convaincantes pour justifier mon attitude et
supprimer l’angoisse de ma culpabilité. Je le
fais souvent en invoquant une valeur supérieure.
Je mens, mais c’est pour un bien. C’est un pieux
mensonge. J’ai de « saintes colères ». Vous
savez, l’adversaire a beaucoup de valeurs supérieures
à nous proposer. Pensez à l’exemple dramatique
des deux filles de Lot qui excusent leur relation
incestueuse avec leur père par ce mots : « C’est
afin que nous conservions la descendance de
notre père ». (Genèse 19 v. 32)
6.
Le refoulement
Il
est très fréquent. Le refoulement consiste à
expulser dans mon inconscient un souvenir conscient
qui me trouble. Ainsi Moïse tue l’Egyptien et
le cache dans le sable en pensant qu’en enterrant
le cadavre, il enterre aussi le souvenir de
son crime au fond de son inconscient. L’effet
et les sentiments que j’enfouis paraissent oubliés,
mais si le péché n’a pas été avoué à Dieu, si
les blessures n’ont pas été guéries par le seigneur,
tout cela va continuer à ronger ma santé psychique.
« L’oeil était dans la tombe et regardait Caïn
» (Victor Hugo). Les asiles psychiatriques sont
pleins de gens ayant refoulé leurs problèmes.
Dieu connaît ce qui est profond et caché, il
connaît tout de moi. Dieu connaît les blessures
cachées en nous, que nous ne sommes pas toujours
capables de voir. Quand nous demandons à Dieu
de sonder notre cœur, Il révélera les zones
d’ombres de notre passé et les mettra en lumière
au moment opportun. Que ma prière soit : « Sonde-moi,
Ố Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi,
et connais mes pensées ! Regarde si je suis
sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la
voie de l‘éternité ! » (Psaume 139 v. 23) Est-ce
que je suis d’accord de laisser à Dieu ce droit
de regard dans ma vie ?
LA
VRAIE GUERISON INTERIEURE EST-ELLE LENTE OU
RAPIDE ?
Certains,
on le voit dans la Bible sont guéris rapidement.
La Samaritaine cherchait l’amour, Jésus dirige
son regard vers l’amour de Dieu. Par une parole
de connaissance « Tu as eu cinq maris », elle
reçoit la révélation que Dieu connaît tout de
sa vie, de ses besoins affectifs. Elle est guérie
rapidement. Parfois un simple entretien, un
moment de prière au cours duquel le Seigneur
parle et révèle la source du problème, suffisent
pour arriver à une guérison intérieure.
NECESSITE
DES DONS SPIRITUELS
Là,
je crois que les dons spirituels sont très importants,
le don de la parole de connaissance, la parole
de sagesse, le discernement des esprits, la
prophétie. Nous devons rechercher ces dons,
si nous désirons aider les gens à guérir intérieurement.
Dieu peut nous aider, Il ne va pas nous laisser
sans armes pour répondre aux besoins des gens.
Il
y a des personnes qui ayant beaucoup souffert
moralement mettent plus de temps à recevoir
la guérison, la plaie ouverte va se cicatriser
plus lentement. Néanmoins, l’idéal est de vouloir
résoudre rapidement ses problèmes pour ne pas
rester des ASP (Assistés Spirituels Perpétuels
!). Il faut dire non à des entretiens malsains,
pendant des années et des années et qui ressemblent
à une mauvaise psychanalyse. Toute introspection
personnelle ou provoquée par une tierce personne
est non seulement malsaine mais elle est dangereuse.
Dieu
peut utiliser les hommes pour nous guérir :
« Vous, déliez-le »Mais adressons-nous seulement
à des chrétiens mûrs, équilibrés et expérimentés.
Ce ne sont pas les méthodes qui nous guérissent,
ni les moyens, mais c’est bien Dieu. Dans le
peuple d’Israël, on ne trouvait pas de médecin,
ce métier n’existait pas. C’était Yahvé Rapha.
« Je suis l’Eternel qui te guéris ». Ce qui
est important, ce n’est pas comment je prie,
mais vers Qui je me tourne quand je prie. Je
m’adresse à Jésus, qui sur la Croix a porté
mes maladies, qui m’a guéri par ses meurtrissures,
qui a triomphé des dominations, des autorités
dans les lieux célestes.
Le
Seigneur utilise pour nous guérir :
Le
Saint-Esprit « qui nous aide dans notre faiblesse,
car nous ne savons pas prier efficacement, nous
ne trouvons pas les paroles justes, alors l’Esprit
lui-même intervient et plaide en notre faveur.
C’est lui qui intercède en nous, sans parole,
dans ces soupirs qui montent du plus profond
de nos cœurs. Et Dieu qui lit dans les cœurs
et y scrute les pensés les plus secrètes comprend
le langage de l’Esprit. Il connaît ses aspirations,
il sait discerner le sens de ces soupirs, car
l’Esprit intercède pour nous, son peuple, en
harmonie avec la volonté de Dieu » (Romain8
v. 26-27). La Parole de Dieu, « pénétrante jusqu’à
partager âme et esprit ». Dieu peut nous montrer
des choses très précises, un peu comme Nathan
qui vient trouver David et qui lui dit : « Voilà
le problème, tu es cet homme là ». C’est pourquoi,
le chrétien s’il veut aider quelqu’un, doit
rechercher l’assistance du Saint-Esprit, (en
particulier par les dons spirituels) et la pensée
de Dieu révélée pas sa Parole, et pas seulement
donner des conseils psychologiques même justes.
PRENDRE
LA DECISION DE GUERIR
Il
y a des gens qui voudraient bien guérir, mais
qui n’ont jamais pris la décision de guérir.
Vous vous souvenez de l’histoire du paralytique
depuis 38 ans que Jésus rencontre à la piscine
de Béthesda (Jean 5 v. 6) et à qui Il dit :
« Veux-tu être guéri ? ». Cette question paraît
vraiment curieuse. Certains chrétiens se complaisent
dans leurs problèmes parce que c’est leur façon
d’exister à travers leurs problèmes. Ils attirent
ainsi l’intérêt sur eux, des responsables de
l’église, des amis du groupe de prière, et ils
traînent et leurs problèmes d’année en année.
C’est dommage, car ce n’est pas le plan de Dieu
que nous pompions toute l’énergie de l’église,
mais bien plutôt que nous soyons des chrétiens
solides, sur qui le Seigneur peut compter, des
colonnes dans l’église. Si c’est votre cas,
je vous encourage à choisir d’être guéri, à
choisir de vivre.
PRINCIPE
BIBLIQUE DU CHOIX
Il
y a une loi dans la Bible, très importante,
valable non seulement pour la guérison, mais
pour notre vie spirituelle toute entière. C’est
par des choix que nous dessinons notre vie,
par des choix nets que nous définissons notre
personne et que notre vie peut s’épanouir. Et
le vrai choix implique une réflexion. C’est
pourquoi Jésus, en appelle toujours à notre
volonté. Le facteur principal du choix, c’est
la confiance. Je choisis mon conjoint parce
que j’ai confiance en lui. La Bible est le livre
du choix par excellence, donc elle va nourrir
ma confiance pour mes choix. C’est pourquoi,
il y a tant de promesses, tant d’histoires qui
me disent : « Tu fais bien de choisir ce chemin
là ». « Choisis la vie afin que tu vives ! »
nous rappelle Deutéronome 30 v. 16). Ma vie
n’est pas un état stable, elle est rythmée par
une succession de renaissances, marquées par
mes choix. Dans la Bible, choisir est un acte
créateur. Chaque fois que je choisis, je crée
quelque chose. Chaque fois qu’il y a séparation,
il y a création. Dans la Genèse 1, ce qui sort
de la séparation du jour et de la nuit est mieux
que ce qu’il y avait au départ. Quand Dieu m’appelle
à choisir, à me séparer de quelque chose, c’est
parce que c’est mieux. Par exemple quand je
choisis de me marier, c’est parce que je pense
que c’est mieux la vie de couple que la vie
de célibataire. Le choix et la séparation donne
quelque chose de plus grand que ce qu’il y avait
auparavant. C’est cela la différence. Dans le
monde, c’est le contraire, quand je choisis,
je me sépare de quelque chose, je perds quelque
chose. Dans la vie chrétienne, choisir dans
la confiance, se séparer, c’est créer quelque
chose de plus grand que ce qu’il y avait auparavant.
Ma vie est donc rythmée par ces choix, qui sont
des séparation-création. Quand je me sépare
de la vie de célibataire, il y a une création,
une autre réalité, le couple. Il n’y a pas de
frustration, mais une renaissance dans une création
plus complète. Abraham se sépare de son pays,
mais il va y avoir la création du peuple de
Dieu. Jésus se sépare de la gloire du ciel,
mais le fruit de son choix, c’est la création
de l’Eglise. La dernière séparation, c’est la
mort, qui nous fera entrer dans une vie meilleure.
Choisir
de guérir, n’est donc pas perdre quelque chose,
(l’intérêt des autres, leur apitoiement sur
moi), c’est gagner Christ, c’est gagner la liberté,
la vie intérieure forte, la force, la paix,
la joie, la possibilité d’aider les autres.
Mais
avant ce choix, il faut que je reconnaisse mes
blessures. Mais si je ne reconnais pas mes blessures,
je ne comprends pas la nécessité d’être guéri.
Il faut d’abord le diagnostic avant les remèdes.
Il ne faut pas que je fasse porter la responsabilité
sur les autres en multipliant les demandes de
conseils à tous les chrétiens que je connais.
Un
proverbe chinois « le plus long voyage commence
par le premier pas. » Voulez-vous faire ce premier
pas ? Dieu, fera tous les autres. C’est une
question de volonté et non pas de possibilité
: dans la guérison intérieure, Dieu fait ce
qu’il nous est impossible de faire, c’est-à-dire
qu’il nous guérit. Mais il nous demande seulement
ce qui est en notre pouvoir : manifester notre
désir d’être guéri, par un geste, par une parole,
par une prière. « Seigneur, je veux être guéri
». Le lépreux dit « seigneur, si tu le veux
tu peux me rendre pur ! ». L’aveugle dit « Seigneur
que mes yeux s’ouvrent et que je voie ! » La
femme malade qui touche le vêtement de Jésus
dit : « Si je puis toucher seulement son vêtement,
je serai guérie ! ».
Corrie
Ten Boom raconte qu’elle s’est trouvée face
à l’un des anciens gardiens du camp de concentration
où elle avait été enfermée avec sa soeur, qui
était morte dans ce camp. Elle s’est retrouvée
face à cet homme après une réunion. Il implorait
son pardon, et elle ne pouvait lui accorder
tout de suite, on la comprend. « Seigneur, je
veux pardonner mais je ne peux pas ». Elle dit
qu’au moment où elle tendit la main, où elle
disait « Je veux être guéri de ma haine », l’amour
de Dieu l’inonda comme un fleuve et cet amour
de Dieu passa au travers de sa main vers son
ancien ennemi. Elle avait fait le premier pas,
Dieu avait fait les autres.
LA
PIERRE D’ANGLE
Le
roi David avait préparé tous les matériaux (pierres,
or, argent) pour que son fils Salomon construise
le Temple. Une tradition raconte qu’au moment
de commencer à construire, panique ! on avait
égaré la pierre d’angle qui devait permettre
à toutes les pierres de trouver leur place.
Les uns la voyaient très grosse, les autres
plus petite, tous l’imaginaient en tous cas
de proportions parfaites. Or, quand on l’eut
retrouvée, c’était une pierre ordinaire, sans
beauté ni éclat, mais quand on la plaça, on
vit que toutes les autres pierres s’emboîtaient
parfaitement sur elle. Toute la construction
reposait sur cette pierre bien ordinaire. Cette
tradition nous rappelle bien sûr en premier
que Jésus est la pierre d’angle sur lequel repose
tout l’édifice de nos vies. Mais nous tirons
aussi une leçon concernant la guérison intérieure.
Si nous retrouvons la pierre d’angle, toute
ordinaire, sans beauté, ni éclat, c’est-à-dire,
la première décision à prendre, la première
prière toute simple : « Seigneur, guéris-moi
», tout le reste suivra, la guérison et la reconstruction
de ma personnalité. Ne disons pas : « Je ne
peux pas, je n’ai pas la volonté ». On trouve
toujours assez de volonté pour dire : « Seigneur
je veux être guéri ».
LES
SIX PAS VERS LA GUERSION
Maintenant
soyons un peu plus précis en parlant de ces
six pas vers la guérison, comment nous sommes
amenés à une guérison intérieure.
1er
pas :
C’est
un peu un rappel, c’est que nous devons faire
face à nos problèmes. Dans l’épître de Jacques
au chap. 5 v.16, « confesser vos fautes l’un
à l’autre en sorte que vous soyez guéris ».
On a ce principe au sujet des péchés, des blessures,
des maladies, c’est-à-dire de faire face à ses
problèmes. Ne soyons pas comme ceux qui fuient,
comme ceux qui projettent toutes leurs responsabilités
sur les autres. Faire face, c’est décidé, encore
une fois, c’est le 1er pas vers la guérison.
Maintenant je veux être guéri. Faire face, c’est
peut être aller trouver un responsable spirituel
de votre église locale, c’est prendre une décision,
c’est dire comme le fils prodigue : « Je me
lèverai, j’irai ». Faire face, c’est « je veux
maintenant être guéris ». Ne projetons plus
sur les autres et en particulier sur les faibles
dans l’église, nos problèmes parce qu’ils nous
écouteront plus que d’autres, ou les nouveaux
qui arrivent. Ne courrons plus de bonnes oreilles
en bonnes oreilles racontant nos problèmes.
Faire face, ce n’est pas trouver un bouc émissaire
et le charger de toutes les causes de notre
blessure. Quand il est question de faire face,
vous l’avez compris maintenant c’est le 1er
pas qui est le plus important, justement parce
qu’il est le 1er, c’est faire face à son problème.
2ème
pas : Prendre conscience de l’amour de Dieu.
Le
2ème pas que nous devons faire, que le Seigneur
nous demande de faire, c’est de prendre conscience
dans la lecture de la Bible, dans la prière,
dans la communion avec le Saint-Esprit, dans
la communion avec les autres et avec Dieu notre
Père que Dieu est amour .Jean 10 v.10, nous
dit que le voleur ne vient que pour détruire,
dérober, égorger, pour blesser mais moi dit
Jésus « Je suis venu pour que mes enfants aient
la vie et en abondance ». Or ici la vie en abondance
dans le grec, il est parlé de vie spirituelle.
Cela signifie que vous ayez une vie de l’âme
épanouie, il n’est pas parlé d’argent ici, pas
de matériel, mais de vie spirituelle. Jésus
veut nous dire que ce second pas de guérison
va venir quand je prends conscience que Dieu
est amour. Que si l’adversaire est venu dans
ma vie, parfois pour détruire, Jésus est venu
afin que non seulement je sois guéris, mais
que je connaisse vraiment cet amour de Dieu,
cet amour inconditionnel, cet amour que je ne
peux pas mériter, cet amour qui était là avant
la création du monde, avant que j’existe, Dieu
m’aimait déjà. Pour l’enfant prodigue, c’est
l’amour du père qui guéri le cœur blessé du
fils. Dieu nous aime et cela est la vérité la
plus importante pour nous, et la plus difficile
à croire. Alors ne cherchons pas à savoir ici
pourquoi Dieu m’aime, pourquoi Il m’aime aujourd’hui,
ou ne soyons pas comme des enfants qui cherchent
à attirer l’amour de Dieu par des actes d’éclats
ou de désobéissance. Non, il nous aime sans
nous dire pourquoi tel que Jn 3v.16 Dieu a tant
aimé le monde qu’il a donné son Fils, sans nous
dire pourquoi Dieu a aimé le monde. Alors saisissons
par la foi, demandons au Seigneur, dans la lecture,
dans la communion du Saint Esprit, dans la communion
des frères, et que cette vérité de notre coeur
soit le 2ème pas de notre guérison, cet amour
du Père pour nous. Dieu un cœur de père. C’est
un point si important qu’il mériterait que l’on
prenne plus de temps pour le traiter.
Le
3ème pas : Prendre conscience que Dieu est présent
partout et toujours.
Le
3ème pas vers la guérison est de prendre conscience
que Dieu est présent partout et toujours. Il
est le même, hier aujourd’hui et éternellement.
(Héb 13 v.8) Dieu est présent partout et toujours.
Il est le même, hier, aujourd’hui et éternellement.
(Héb. 1 » v.8) Dieu est présent en tout lieu,
en tout temps, aujourd’hui dans le passé. Donc
Dieu était présent lors de ma blessure, lors
de mon accident, et je dois accepter cette vérité.
Comme Jésus regarda Pierre au procès et que
Pierre sort pour pleurer. Je dois accepter cette
vérité que Jésus par le Saint-Esprit était présent
au moment où j’étais blessé. Nous n’étions pas
seul. Peut-être que nous n’ avons pas pensé
et encore moins si nous n’étions pas converti.
Nous n’avons pas pensé que Dieu était présent
à ce moment là, mais Il était là au moment où
nous avons été blessé. David dans ce Ps 139
qui est un psaume extraordinaire, nous rappelle
cela (v5 à 12) et nous allons le lire. David
se rend compte de cela que Dieu est partout
et toujours, même dans les ténèbres, même quand
j’ai vécu des blessures, il faut que je prenne
conscience que Dieu y était présent, que je
n’étais pas seul, pas abandonné à moi-même dans
cette histoire. Pro 3v6 « Dans toutes tes voies,
connais-le ou reconnais-le, et il dirigera tes
sentiers ». On a ici un pas important vers la
guérison, beaucoup de gens veulent être guéris,
prennent conscience de tout l’amour de Dieu
pour eux mais n’arrivent à franchir ce pas.
Il est nécessaire à ce moment de prier en disant
« Seigneur, j’ai besoin de prendre conscience
que tu étais là, que tu étais présent quand
j’ai été blessé, que tu n’étais pas absent,
je ne t’ai pas vu, j’ étais complètement aveugle,
alors que toi, tu étais là ».
Le
4ème pas : nous devons avoir les yeux sur Jésus.
Le
4ème pas vers la guérison, c’est d’avoir les
yeux fixés sur Jésus. Nous ne pouvons amener
personne à la guérison. Notre tâche est de mettre
en contact les gens avec la source de la guérison
qui est Jésus. Nous ne sommes pas des guérisseurs,
le chrétien n’est pas un guérisseur, mais nous
mettons les gens en contact avec Jésus, un peu
comme la parabole de l’ami qui va chercher 3
pains pour son ami « voilà Seigneur, mon ami
a faim, j’ai besoin de pain pour lui ». Les
yeux sur Jésus, c’est Lui qui guérit, c’est
Lui la source de guérison. Les yeux sur Jésus,
le cœur assuré de son amour, dites-lui maintenant
ce que vous avez sur le cœur, remettez-lui vos
douleurs, Il ne s’agit pas de dire « Oh, Seigneur,
tu connais toues choses, tu me connais, tu sais
ce qui m’a amené là » Non, je crois que le seigneur
qui est mon Dieu personnel, veut que je lui
parle d’une manière personnelle. Le Seigneur
demande à l’aveugle Bartimé « Que veux-tu que
je fasse pour toi ? » et la prière de guérison
est celle-ci : « Maître que je retrouve la vue
» (Mc 10 v. 51). L’aveugle ne dit pas « Eh bien
tu vois Seigneur, tu me connais, tu sais toutes
choses » non, « je suis aveugle, je veux voir
». Soyons précis dans nos demandes. Il nous
faut prendre conscience que, assuré de l’amour
de Dieu, assuré que Dieu était présent et ayant
le désir de guérir, nous disions : « Seigneur,
il y a tel point précis dans ma vie, voilà je
te le dis ». Disons lui dans le secret de notre
cœur, de notre chambre, dites-Lui votre douleur
personnelle, votre problème personnel, une bonne
fois pour toute. Dites le lieu, la date, la
personne, l’objet, les circonstances, vraiment,
appelez un chat un chat. Il ne s’agit pas ici
de fouiller dans son passé à longueur de journée,
mais simplement d’être une fois précis devant
Dieu dans ce que l’on dit. Il est faut de renvoyer
dans notre subconscient des faits sans être
précis, il est illusoire de croire que cela
va nous libérer, tout autant que de croire qu’il
suffit d’en parler à quelqu’un d’autre pour
être libéré. Non, c’est au Seigneur qu’il faut
en parler.
Une
précision pour les chrétiens que nous sommes.
Pas plus que quand je prie pour un malade, d’une
maladie physique, je me prends pour un médecin
ou je fais de la médecine, pas plus je ne fais
de la psychanalyse quand je prie pour quelqu’un
qui a le cœur brisé. Il me semble que cela est
important à préciser.
Guérison
de la blessure. Nous devons entourer les gens
de l’amour de Jésus, les assurer qu’Il les aime
et leur dire qu’Il est là pour vous, présent,
que vous pouvez Lui parler de votre blessure
et recevoir comme dans l’histoire du bon samaritain,
l’huile qui guérit la plaie, le vin de la nouvelle
alliance, de la nouvelle relation, de la relation
rétablie avec Dieu et avec les autres. Ce qui
va se passer alors dans votre cœur, et bien
c’est tout simple, Jésus va changer votre pensée
intérieure, et en changeant votre pensée, vos
sentiments, vos émotions vont changer, votre
pensée consciente ou inconsciente va changer
à ce moment là. Je ne dis pas qu’il va vous
faire oublier les choses. Seul lui peut oublier,
l’homme n’oublie pas. Mais notre pensée sur
le sujet, sur la blessure, sur ces problèmes
va changer, les souvenirs qui nous blessent
vont changer et c’est comme cela que Jésus va
nous guérir. Si nos pensées changent, si nos
sentiments changent, notre blessure va se guérir
et je ne souffrirai plus, je pourrai alors regarder
mon mal passé en face mais sans douleur. Avec
l’amour de Dieu et le pardon que je reçois et
la guérison qui m’est accordée, mes pensées
et mes sentiments seront changés.
Pour
aider à comprendre prenons l’image de l’AT.
Quand on le lit, il semble que Jésus est absent,
pour celui qui ne prête pas attention, Jésus
n’est pas tellement présent. Et pourtant quand
nous connaissons Jésus, à chaque page nous pouvons
le découvrir, il est la clé de l’explication.
Dans notre vie passée, avant la conversion,
vous ne le connaissiez pas, mais après votre
conversion, vous avez reconnu que dans telle
circonstance, dans telle situation, Il était
là, sans que vous le sachiez vraiment à ce moment
là, vous ne l’avez reconnu que plus tard. Eh
bien, c’est pareil, il en est de même pour nos
blessures. Parlons-Lui, Il était là et Il y
était avec amour. C’est cela la grâce qui nous
guérit.
Le
5ème pas : Un pas de cicatrisation, écouter
ce que dit le Saint-Esprit.
Le
5ème pas est déjà un pas de cicatrisation. C’est
d’écouter ce que dit le Saint- Esprit. Ecouter
ce que Dieu a à vous dire. En Jn 10, les brebis
écoutent la voix du bon berger, et c’est une
des conditions de la vie que le Seigneur veut
nous donner, de la guérison que le Seigneur
veut nous donner. Ecouter ce qu’Il nous dit
sur nous-mêmes, c’est tellement important à
ce moment là. Dieu va nous parler pour nous
personnellement, nous donner des paroles qui
seront comme un baume cicatrisant, après que
la plaie ait été nettoyée, quelle ait été regardé
en face, qu’elle a été pansée, et maintenant
le baume qui cicatrise, ce sont les paroles
que Dieu va me dire par le Saint-Esprit. Des
paroles qu’Il va me dire sur nous-mêmes, et
sur les autres, qui ont été mis en cause dans
notre histoire, dans cette blessure, pour nous
montrer que nous avons bien entendu et que nous
devons confesser par la prière. Ce 5ème pas
prendra aussi du temps pour recevoir de Dieu
des paroles qui vont être comme un baume qui
va couler sur la plaie pour la cicatriser.
Le
6ème pas : le pardon.
Ce
6ème pas c’est ce qui découle de la guérison,
ce n’est pas une condition pour la guérison.
Pardonner à qui ? Pardonner à soi-même, se pardonner
de ce que j’ai été dans cette situation, de
ce j’ai laisser aller jusqu’à cette blessure.
Il y a des chrétiens qui ne se pardonnent pas
à eux-mêmes, qui se culpabilisent parce qu’ils
se sont laissés aller à cette blessure là dans
telle circonstance. D’abord se pardonner à soi-même.
Ensuite pardonner à Dieu. Parce qu’il y a des
chrétiens qui ne pardonnent pas à Dieu de les
avoir laissé aller jusque là, de les avoir laissé
blesser de telle façon puisqu’Il n’était pas
absent. Pardonner aux autres ce qu’ils ont faits.
Mais trop souvent, nous réduisons le pardon
aux autres. Pardonner d’abord à soi-même, ensuite
à Dieu et enfin aux autres. Pardonner, on ne
le dira jamais assez, il faut que cela entre
dans notre vie chrétienne.
1
–
Précisons que pardonner ce n’est pas approuver
d’aucune manière l’attitude de ceux qui nous
ont blessés. Dieu ne vous demande pas d’approuver
l’attitude de ceux qui vous ont blessés ! Le
Seigneur sur la croix pardonne à ceux qui le
crucifient et pourtant Il n’approuve pas leur
façon de faire. Pardonner ce n’est pas approuver
l’attitude de ceux qui vous blessent ou qui
vous ont blessé. Ceci est important. Nous verrons
demain que la clé pour bien comprendre le pardon
est la justice. Il y a pardon que sur une base
de justice.
2
–
Pardonner ce n’est pas non plus faire de la
personne ou du groupe de personne qui vous ont
blessé, votre meilleur ami. Ceci est libérateur.
Quand Jésus est ressuscité, il avait pardonné
aux soldats Romain à Pilate, à Caiphe et à tous
ceux du Sanhédrin mais quand il est ressuscité,
ce n’est pas vers eux qu’Il est allé mais vers
ses disciples. Pardonner ce n’est pas de faire
de la personne qui vous a blessé votre meilleur
ami. C’est important à dire. Beaucoup de chrétiens
n’osent pas pardonner parce qu’ils s’imaginent
que s’il faut faire de lui mon meilleur ami,
ce n’est pas possible. Non, Dieu, ne vous demande
pas cela, mais Il vous demande de vous laisser
imprégner de l’amour de Jésus pour qu’entre
vous et Lui, il y ait cet amour de Jésus. Mais,
je le répète, Dieu ne vous demande pas d’approuver
l’attitude de ceux qui vous ont blessé, ni de
faire de lui votre meilleur ami.
Puisque
Jésus a changé, est entrain de changer nos pensées
et nos sentiments, cela va devenir beaucoup
plus facile pour nous, nous allons pouvoir pardonner.
C’est encore, une question de vouloir, de volonté.
Chaque ressentiment gardé (presque la haine)
est une ouverture laissée à notre plaie sur
laquelle Satan va appuyer au moment voulu pour
ré-ouvrir la plaie. C’est pourquoi le pardon
est comme un bandage que l’on met sur la plaie
pour la guérir. Et maintenant nous devons rester
dans la victoire et confesser la présence de
Jésus maintenant dans le passé et louer le Seigneur
quand nous entrons dans cette dimension.
Revenons
sur l’image du bon Samaritain, on parle souvent
du vin qui a été versé, l’image qu’il nous donne,
c’est la purification comme le sang de Jésus
qui nous purifie de tous nos péchés. De l’huile
qui cicatrise la plaie qui nous pale du Saint-Esprit.
Et la 3ème chose, c’est les bandes. Il est dit
qu’on banda les plaies. C’est la pardon, c’est
ce qui permet à la plaie d’être recouverte,
de ne pas laisser la possibilité de se ré-infecter.
Vous savez que dans les pays chaud, si les plaies
ne sont pas bandées, les mouches viennent et
infectent à nouveau la plaie. D’ailleurs, il
est intéressant de constater que Satan est appelé
Béelzébull, c’est-à-dire le prince des mouches.
Et c’est vrai cette image, car si nous ne bandons
pas nos blessures par le pardon, nous allons
laisser la plaie ouverte et l’adversaire, le
prince des mouches, va pourvoir venir ré-infecter
la plaie.
| En
résumé
Dieu
peut guérir le présent, Dieu veut
aussi guérir le passé, tout ce qui
a été emmagasiné dans notre vie, toutes
les blessures de nos cœurs (niveau
affectifs, intellectuel ou autre),
tout ce qui nous empêche de courir
librement devant le Seigneur. Dieu
veut et peut les guérir en coopérant
avec nous à notre guérison pour nous
laisser aller libre de notre passé
pour bien vivre notre présent et être
fixé vers l’avenir. Pour cela il nous
faut être libéré de ce poids du passé.
Le Seigneur veut pardonner le passé,
si nous lui confessons, mais il veut
aussi nous guérir maintenant. Paul
nous rappelle que toutes choses travaillent
pour le bien de ceux qui aiment Dieu
(Ro 8 v. 28) et le but de la guérison,
est que nous puissions être parfaitement
accompli pour toute bonne œuvre. Lire
en (2 Tim 3v. 17) pour servir le Seigneur.
La guérison en elle-même ne saurait
être une fin en soi, mais elle est
là pour nous amener à retrouver l’état
normal qui nous permet d’agir avec
précision en pleine possession de
nos moyens. Dieu a besoin de bons
et vaillants chrétiens, guéris de
leur passé, capable maintenant de
mettre toutes leurs forces spirituelles,
centrées sur ce que Dieu a besoin
de faire aujourd’hui dans ce monde.
L’église ne doit pas toujours être
un hôpital où nous venons pour recevoir
tous les jours des pansements sur
nos plaies. Mais elle a besoin d’être
un lieu de victoire, un lieu où maintenant
on va se tourner vers les autres,
où l’on va recevoir la pensée de Dieu
non plus pour nous-mêmes, mais pour
les autres, on va pouvoir évangéliser.
Et ainsi l’église du Seigneur et nos
vies vont trouver la dimension que
Dieu voudrait qu’elle soit pour marcher
dans les bonnes œuvres que Dieu a
préparées d’avance pour nous (Eph.
2v.8). |